Cela a été gribouillé le...

Lundi 30 novembre 2009 à 4:31

  Des images, des mouvements... Des bras qui s'agitent sur la route, comme une envie de changer le monde sous un air rock. Les films Hollywoodiens, c'est bien, mais c'est pas ce qui se dessine dans l'air. Ce n'est pas ce qui se respire par la fenêtre, alors... Et puis, des phrases que l'on écoute pas, des pleurs qui nous touchent plus. Des gens qui discutent, mais qu'on entend pas, leur paroles sont vides, ils grommèlent pour grommeler & rien d'autre, ils ne s'écoutent plus eux même, ils protestent, ils jurent... Donne leurs points de vue mais qui ne sont déjà plus les leurs, des on-dit, des ragots, des paroles-marionnettes & rien d'autre. Et puis, ils s'oublient, se détruisent, croient, espèrent... Mais donne l'impression de pas avancer, de pas progresser, de s'envenimer dans un éternel passé & rien d'autre.

  Nietzsche ne voulait croire au cycle perpétuel des choses, il ne voulait croire que les évènements ne faisaient que se répéter, encore & encore... Il disait qu'il espérer ne pas être condamner à faire connaissance, encore & encore, avec sa soeur & sa mère. J'espère, à mon tour, qu'il avait raison. Pas les mêmes erreurs, pas les mêmes faiblesses, pas la même vie, encore & encore... Mais cela, il paraît que cela ne dépend que de moi & rien d'autre.

  Je crois que je ne vais pas encore dormir cette nuit.

Un Point-de-Fuite à la ligne.

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Cela s'appelle...

Il y a ces mots...

Cela a été gribouillé le...

Dimanche 29 novembre 2009 à 2:46

  Ces phrases qui naissent dans notre bouche sans que l'on s'en aperçoit. Des lames, des larmes qui fendent le coeur en deux, qui nous font réfléchir sur des miroirs, sur ce que nous portons au-delà de nous même. On s'en étonne, on se retourne pour voir si c'est pas un autre qui l'a prononcer à notre place... Mais ces sons ont bien été émis par nos cordes vocales, nous sommes bien les auteurs d'un léger moment de lucidité, si bref dans notre folie.

Le passé n'a que l'importance qu'on veut bien lui céder.

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Publié par Point-de-Fuite

2 Coups de pieds au ventre.

Cela a été gribouillé le...

Samedi 28 novembre 2009 à 2:05

  C'est quand la plaie saigne encore, c'est quand les yeux sont encore humides qu'il y a une petite chose, infime, mais présente tout de même, qui vient se poser sur vous pour apaiser un peu la peine... Le noir est toujours noir, les problèmes toujours présents, mais c'est plus léger, les épaules ploient moins sous le fardeau.

  Il y a quelques mois, je travaillais pour un projet, une mise en image d'une composition de son. Je l'avais fait de mon mieux, avec les moyens du bord, j'y avais insufflé mon âme, j'y avais mis ce que j'avais en moi malgré des inconvénients de temps & de moyens. Puis plus rien, plus de nouvelles, sauf aujourd'hui. On en redemande, on veut quelque chose qui soit aussi bien. Du "Comment tu as fais pour...???", "Mais c'est un travail remarquable!"   Je ne demande pas d'être apprécier, que l'on me remercie. Je ne veux pas que l'on me porte au nu, mais, et puis comme tout le monde, quand on donne une partie de soi, on aime que les autres soient touchés par ce qu'ils voient, entendent, ressentent... Non?

  Alors, je vais encore coller les secondes, je vais voler au-dessus
des violons, des contrebasses, des pianos & des flûtes... Je vais faire vibrer les aigües & taper le rythme du pied... Et peut-être que, un jour, les danseurs ne porteront plus de masques, ne seront plus dérangés par les voitures folles & les vagues de vent... Qui sait?

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Cela s'appelle...

Fatigue....

Cela a été gribouillé le...

Vendredi 27 novembre 2009 à 2:49

  Il y a les mots, il y a la mélodie autour... Mais ce soir, ce matin. Trop de lassitude pour avoir envie broder, de raconter. J'attendrais, je fermerais les yeux en espérant que la femme-étoile passe. Un soupir en ricoché sur une étendue trop calme.

  De la petite enfance je me souviens d'un monsieur bien en chair, chef d'une tribu antique gauloise, après une multitude de chutes, lâcher: "Je me sens las... Mais las."

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Cela a été gribouillé le...

Jeudi 26 novembre 2009 à 2:06

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  La main danse de elle-même, fend l'air armée d'un petit pinceau... Elle frôle le corps sans le toucher. Elle caresse les formes sans même oser approcher. Pas besoin, l'imagination le fait pour elle. Tout se recrée, tout se transforme. Pas besoin de vague, de ciment, ni de marque pour immortaliser l'éphémère. Il suffit juste d'un peu d'étincelles & de couleurs.

  Je pensais que l'art était mort, que les gens n'était plus, où très peu... Je crois que c'est le cas dans mon pays, dans mes arbres. Mais des fois, on tombe sur des pensées qui nous font trébucher, pire qui nous font sourire. Une légère pluie, tombant sur une toile tendu au-dessus de la tête... Un ruissellement agréable aux oreilles, à la nuque. On rate un bus & on réfléchit, ou tout du moins on s'y essaie.

  On joue le funambule, on tend le parapluie... Derrière peut-être aussi
une chauve-souris.

Bonsoir, bonsoir.

Pour toi qui à lu jusque là, trouve du temps pour regarder des
images... Cela te remontera le sang en haut du coeur & tu pourras repartir.

Bonsoir, bonsoir.
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