
Tu as choisi de t'enfermer, de te couper... Ne me demande pas de l'accepter avec le sourire, ne me demande pas de tout encaisser sans rien dire. Tu justifies tes actes par la fatigues, par l'énervement. J'oubliais, je ne suis pas un être qui s'épuise, je ne suis pas un être qui se brise également. Pars, fait une moue à en faire pâlir la lune, je ne t'en veux pas.
Tout cela n'a pas d'importance. Pour l'instant, la seule chose qui importe pour moi & de créer. J'envoie balader les notions d'amitié, de famille, d'amour, de travail, de douleurs, de joie... Cela ne me touche plus. Cela ne m'apporte plus rien & je suis empli d'un désir égoïste de vivre. Si je ne l'ai pas, maintenant, qui l'aura pour moi? Alors, je me nourrie en plantant à pleine bouche mes dents brisées dans les images sans nom, dans les pinceaux encore trempés de pigments, je bats la mesure avec mes pieds désarticulés...
Et si cette danse m'entraîne au large & bien je périrai. Si jamais certains ont voulu s'attacher à mon bras en prenant la mer & bien je serai leur compagnon d'infortune, pour les autres, je les laisse sur la rive.
Bonsoir...
