J-*, c'est ce que je me dis maintenant, J-* avant beaucoup de choses. Quelques jours avant la fin de saison, avant de pouvoir profiter d'un soir normal, d'une personne normale. Un soir où je sortirais, où je verrais le monde sans me dire: "Maintenant, je suis au service des gens, sans identité & sans visage, maintenant, je suis l'homme-objet souriant, se pliant à vos désirs."
Des projets, qui explosent, qui germent, trop longtemps retenus par... Par quoi au fait? Qu'est-ce qui a bien pu me bloquer autant?

Lui? A être trop "brave", on le paye un jour ou l'autre... On aide, c'est normal. On l'héberge, on dit: "Ne débourse rien, je te trouve un travail, je te loge, garde tes sous & épanoui toi..." Mise-à-part qu'on en profite, on tire. La situation exceptionnelle a duré 9 mois... - Le temps d'une grossesse, même si dans ce cas-là, elle ne doit être que nerveuse- Il se payait des gadgets, des fringues, alors que je ne pouvais même pas oser faire la même chose tellement la ceinture était serrée. Alors, on bave, on rumine, on prend sur soi... Sauf quand les choses vont trop loin. Mais Monsieur est susceptible, Monsieur n'accepte pas les remarques... Et moi, je le sais, je ne parles pas assez. Chez moi, n'était plus chez moi, je ne reconnaissais plus rien, plus cette amas d'objets désordonnés qui ne sont pas les miens. Les défauts d'une relation de couple sans les avantages - Je ne peux même pas dire qu'il embrasse mal, puisqu'il n'est pas mon genre de femme... Trop barbu. -
- "Tu es bien morose ces temps-ci. Tu n'as plus cette étincelle."
- "Non, tout va très bien... Tout va très bien..."
Mais encore un J-** et il déménage, il saute du nid. Je retrouverais peut-être cette tranquillité d'âme, je retrouverais peut-être mes rêves... Alors, comme Saint-Thomas, j'attends. J'attends de voir pour croire.
Bientôt, peut-être, je retrouve une vie.
