
Je vais te décrire comment j'ai vu le monde ces derniers jours...
Une odeur d'iode ou de poissonnerie, avec la chaleur étouffantes de l'appartement. Jeter les restes, jeter les, reste pas là, allez! Ouste! Le port, c'est joli vu de là. Mais les muscles s'atrophient, perdent la forme, retrouver ses pas. La main qui frôle, qui éveille, qui rappelle que tout peut recommencer à chaque fois, sous un tissu fin qui colle à la peau, il a touché ma peau & ma peur...
Les mats apaisés, les voitures, vélo, bus & pas sur le quai. Le trottoir, l'avenue & mon sommeil. Est-ce l'obsédant quotidien d'un geste ou d'un zeste acide? Les draps chiffonnés, les draps suants ma peau & mes citrons verts, dur aussi, dans le bac du frigo. La bouteille de rhum était presque vide, il ne m'en avait pas fallut beaucoup pour sentir les blés se lever en moi, et le vent et la mer, se jeter à la mer, dans le coin à l'entrée du port et s'agite l'écume qui fait comme une lessive qui s'échoue, secoue l'échine & des milliers de bulles ensembles, la musique des machines sauvages qui ignorent qui que ce soit. Je trouverai, quoi que les mouettes disent sur le port, et les bulles qui s'approprient la roche qui découpait la mer. Oui, je trouverai.
