
Identification, flash... Plus rien ne bouge... Voici l'incompréhension. On voue sa vie, on voue son âme, mais l'impression que l'on fait mal, que l'on prend pour les défauts des autres... Se sentir humain, se sentir surhumain. Nous pousser jusqu'à la crise de nerfs, nous pousser jusqu'à ce que les nerfs ne puisse plus suivre, aller au-delà. Faire de son mieux? C'est dépasser comme notion, cela, il faut être meilleur, il faut être parfait, du métal dans les jambes, une équipe de foot dans la tête, mille moi-mêmes dans un seul corps.
Alors je cours, je subi, je fabrique des suicidés, sourire miroir, "Oui, tout de suite! Oui, tout de suite!", on prend sur soi, de toute manière, il n'y a que soit...
Allez jusqu'au bout, quand on ne peut plus, on peut encore.
Un réveil salé... Encore trois larmes & je pars me doucher, encore une larme & je me sers un café... Et puis une dernière pour la route avant d'allumer ma cigarette... On est encore à moitié endormi, à moitié dans son rêve. Un rêve sans sens, sans direction, mais qui pourtant, en a pour nous, qui nous fait mal à l'endroit où l'on avait érigé une montagne de protection... Des rêves qui détruise l'âme, des rêves qui réduisent à néant tous ses efforts, c'est fois où l'on s'est relevé, c'est fois où on avait réussi à oublier, à tout oublier.
Cela s'appelle...
Cela a été gribouillé le...
Samedi 7 août 2010 à 12:55
Publié par Point-de-Fuite
Cela s'appelle...
Cela a été gribouillé le...
Samedi 7 août 2010 à 3:10
A la vitesse du son, à la vitesse des lumières, on enclenche le bruit à fond, on monte le volume en crescendo, la mesure est donnée. Une nouvelle donne, de nouveaux sentiments, de nouveaux ressentiments, même si les anciennes douleurs perdurent encore ( elles ne seront jamais oubliés, je crois, jamais oubliables )
Le mouvement me permet de prendre la grande mer, la mer que je souhaitais emprunter pour m'amener au large, pour m'amener à la dériver, pour arriver à m'enivrer... Une mer incestueuse, une mer qui déchire par son silence, qui ensevelit les morts.
Je trace ma route, je laisse une trace, un moyen pour moi de dire, de crier: J'ai existé, j'ai étais là... J'ai vécu, j'ai prouver mon vivant!!

Dans ces endroits, moi j'aime l'envers du décor, une fois vos verres desservis,
Je connais des lieux qui respirent l'air du temps, les souv'nirs, le vécu...
On y vient parce que l'on y boit, on laisse pour ce que l'on voit un écu. Ceux qui entrent sans savoir apportent et laissent à l'heure où ils sortent leurs pensées, Qui adhèrent aux murs et aux meubles, semblent partir et puis veulent y rester.
Je joue au petit criminel qui promène son opinel, dans vos vies... Ouvrez les yeux car où que j'aille, je laisse derrière moi des entailles, Des rayures et les gravats qu'il me reste, servent à combler ma tristesse... Mes fêlures.
Qui était à ma place? Laisserai-je des traces? Moi aussi! Moi aussi!
C'est pourquoi j'occupe mes loisirs à graver partout "I was here"
Des traces de premiers rendez-vous, ceux qui donnent le rose aux joues et des paupières
Battant l'air comme des papillons soul'vant dans un tourbillon, la poussière...
Tout cela se propage et donne, peut-être pas un cyclone jusqu'en Chine, Mais laisse dans l'air alentour un frisson qui parcourt notre échine.
Et lorsque nous étions à l'école, nous collions déjà nos chewing-gums sous les chaises,
Plus tard les premières galoches et l'addition sur l'écorce d'un vieux chêne... Ces gentilles délinquances n'évit'ront pas les vacances éternelles, Mais ces cœurs et rectangles sont un peu notre langue maternelle... Pour dire...
Qui était à ma place? Laisserai-je des traces? Moi aussi! Moi aussi! C'est pourquoi j'occupe mes loisirs à graver partout "I was here"
Qui était à ma place? Laisserai-je des traces? Moi aussi! Moi aussi! C'est pourquoi j'occupe mes loisirs à graver partout "I was here" "I was here"
Publié par Point-de-Fuite
Cela s'appelle...
Cela a été gribouillé le...
Vendredi 6 août 2010 à 14:50

Un spectacle, une foule, un bazar... Une foire même. Une foire au miracle; sous un chapiteau de cirque et ce n'est pas le cirque enfantin que l'on découvre ici, pas la magie simple & pure qui appartient au monde magique des rêves. Non. Mystique, sorcellerie. Il y a ce coté malsain qui en dégage, ce regard sadique & voyeur... Le populaire, le peuple qui regarde une vie, la vie sur un fil... On est parmi eux, on regarde cette vie défiler en contre-plongée pendant que la funambuliste avance pas après pas sous les encouragements de l'homme/père. Un homme/père qui la libère? Ou qui la transperce? On grandi & on est abandonné, on ne fait attention plus que devant soi pour éviter de tomber. De toute manière, on est condamné à disparaître. On est au centre de l'écran.
L'écran se sépare en point de force..., il y en a quatre. Ce qui se trouve au centre même de l'écran donc hors des quatre points, est ce qui doit disparaître, ce qui ne durera pas.
L'Homme veut l'aider, la soutenir... Mais il est l'image même du père, ce père qui la abandonné au fil du temps, un père qui a cessé de l'être. Un père qui transforme le monde en une foule hostile, une foule de spectacle, ce même homme que l'on voit furtivement lorsque la funambuliste disparait de la boite où elle s'est faite conduire, où elle s'est laissé conduire... Une volonté de résister. Elle a du être annihiler avec le temps, mais elle était enfermer (de qui? de quoi?), elle était dans la cage aux fauve. Ce n'est qu'une fois en dehors qu'elle se rend compte qu'elle est heureuse d'en être sorti, d'avoir enfin pu s'envoler.
Publié par Point-de-Fuite
Cela s'appelle...
Cela a été gribouillé le...
Vendredi 6 août 2010 à 3:20
Publié par Point-de-Fuite
Cela s'appelle...
Cela a été gribouillé le...
Vendredi 6 août 2010 à 2:58
La lune influe sur mon sang, sur mes sens... La peur de se transformer, de se retourner. Tu disais...
Tu disais un monde peuplé de vide, peuplé de rien. Il y a le monde & le néant... Les amis parmi la solitude, les visages mais sans liens derrière.
Je suis entouré, mais je suis seul. Aucun être pour un échange... Pour le dialogue de l'âme. L'échange réciproque, l'échange sans sens-unique en bout de voie.
"Je me plains pas, je constate seulement
La preuve je peux même le dire en souriant.
Mon carnet de rendez-vous est vide depuis tellement de mois,
Que même les aveugles voient plus de monde que moi.
Personne autour, ne m'aborde
Je me demande quel est le prix d'une bonne corde.
Je voudrais qu'on me bouscule ou bien qu'on me montre du doigt,
Je voudrais que les gens autour de moi fassent comme si j'étais là
5,4,3,2,1
A partir de maintenant je me fabrique un destin.
Si en shootant dans cette pierre je touche le réverbère,
C'est que quelqu'un m'attend au prochain tournant."
Mais on oublie, on passera un coup de chiffon dessus lorsque le matin pointera sa chevelure écarlate. Tu disais...
Tu disais que de toute façon & que même si... Alors tout va bien, non?

Publié par Point-de-Fuite
